Qu'est-ce que le sous-titrage en direct ?

Qu'est-ce que le sous-titrage en direct ?

Zoom sur cette solution méconnue pour des événements plus accessibles

C est consacré à une solution d’accessibilité numérique encore peu connue mais qui pourtant est utile à un grand nombre de personnes : le sous-titrage en direct.

Popularisé lors des allocutions d’Emmanuel Macron pendant la crise du COVID, on le voit aussi de plus en plus lors de tout type d’événement.

C’est tout simplement, pour les spectateurs, du texte qui s’affiche sur un écran et qui retranscrit en direct les propos et quelquefois des informations sonores importantes.

Mais en quoi ça consiste exactement ? Comment ça fonctionne ? Utilise-t-on l’IA ? À qui est-ce utile ?

Toutes les réponses tout de suite, de la part d’une sous-titreuse en direct 😉

Cet article se base sur mes observations et expériences en tant que sous-titreuse en direct indépendante, les retours des personnes concernées qui utilisent le sous-titrage en direct ainsi que les études qui ont été menées sur le sujet.

Sommaire :

  • Pour quel public ?
  • Quelles sont les méthodes utilisées ?
  • Quelques cas concrets

Quel public pour le sous-titrage en direct ?

Le sous-titrage en direct peut aider un très grand nombre de personnes à suivre les interventions lors d’un événement ou autre. Quand il est disponible, on remarque que tout le monde l’utilise (pour enrichir des prises de note, rattraper quand on a mal entendu et prendre l’orthographe d’un nom par exemple), mais il est en particulier utile à certaines personnes, dont :

Les personnes sourdes et malentendantes (signantes ou non-signantes)

C’est généralement à elles que l’on pense lorsque l’on propose du sous-titrage en direct à son événement.

Le sous-titrage en direct leur permet de suivre l’événement en lisant les prises de parole en direct s’afficher, sans avoir à lire sur les lèvres ou utiliser la suppléance mentale.

C'est aussi la méthode privilégiée pour fournir une aide aux personnes sourdes et malentendantes qui ne savent pas signer ou trop peu pour suivre un évènement (soit entre 5 et 10 millions de personnes en France).

Les personnes sourdes signantes peuvent aussi avoir l’utilité du sous-titrage en direct, en complément de l’interprétation en langue des signes, comme l’explique Wahiba Faure, sourde signante.

“De mon expérience, je veux avoir les deux : l’interprète en direct et le sous-titrage.

Pourquoi ça ? Aujourd’hui, quand les orateurs parlent et doivent faire une présentation, ils ont un débit de parole élevé car ils ont un temps de parole limité et restreint par rapport au temps de la conférence. Ils ont souvent des diapositives.

L’interprète me donne l’information directement par rapport aux diapositives, et ensuite le sous-titrage me donne les bons mots, en français, avec la structure. Donc je regarde d’abord l’interprète et après j’ai accès au sous-titrage. C’est complémentaire, pour moi. J’ai d’abord la compréhension directe, facile, et ensuite la lecture.”

Lire l'interview de Wahiba (lien)

aux personnes qui n’ont temporairement pas accès au son

Il peut arriver, pour une raison ou une autre, que les personnes n'aient pas accès au son ou pas suffisamment lors d’un événement donné. Par exemple en cas de surdité passagère ou simplement parce qu'elles se trouvent au fond de la salle de conférence ou au contraire à l'avant de la salle et que quelqu'un tout au fond pose une question !

Je suis sûre que ça vous est déjà arrivé 😉

C’est en tout cas l’un des retours les plus fréquents que je reçois après une prestation de sous-titrage en direct.

aux personnes qui ont du mal à comprendre la langue des prises de parole

De plus en plus d’événements bilingues sont organisés avec des prises de parole en français et en anglais.

Pour les personnes qui ne parlent pas très bien français ou anglais, le sous-titrage est un appui pour tout comprendre, que ce soit un sous-titrage traduction (par exemple, de l'anglais vers le français) ou unilingue.

C’est comme lorsque vous mettez les sous-titres sur votre série Netflix préférée même si vous entendez bien : les sous-titres sont un support pour être sûrs de ne rien manquer.

Pour la petite anecdote, l’un des tous premiers événements publics que j’ai sous-titrés était une conférence en anglais organisée par l’association Les Jeunes Européens.

Les intervenants étaient tous anglophones et ils avaient fait appel à moi pour que les personnes sourdes et malentendantes anglophones puissent suivre les interventions en anglais.

Finalement, il s’est avéré qu'il n’y avait pas de personnes sourdes dans le public, mais à la fin de ma prestation, plusieurs personnes sont venues me voir pour me dire que voir les sous-titres en anglais les ont aidés à comprendre, comme l’anglais n'était pas leur langue maternelle !

C’est d’ailleurs une de ces personnes qui m’a glissé le parallèle avec les séries Netflix 😉

aux personnes qui ont du mal à se concentrer

Selon le site gouvernemental handicap.gouv, il y aurait environ deux millions de personnes concernées par un trouble de l’attention en France, sachant que comme le chemin de diagnostic est encore long en France, ce chiffre est sans doute largement sous-estimé.

Qu’implique un trouble de l’attention ? Il varie évidemment selon les personnes, mais il peut induire une difficulté à se concentrer pendant une longue période et à recueillir les informations dont on a besoin.

Le sous-titrage en direct permet d’avoir un texte sur lequel fixer son attention, ce qui facilite la compréhension.

De plus, pour ces personnes, j’aime bien afficher au moins une dizaine de lignes à l’écran quand je sous-titre si possible selon la configuration de la salle pour qu’elles puissent rattraper ce qui a été dit lors des dernières minutes.

C’est aussi un retour fréquent que je reçois. Difficile de suivre une conférence technique de bout en bout pendant une, deux heures, voire plus. L’écran de sous-titrage permet de rattraper le fil de l’intervention.

Les méthodes pour un sous-titrage en direct professionnel

Vous vous en doutez, si l’affichage sur un écran apparaît relativement simple, retranscrire fidèlement les propos pour assurer la compréhension du public relève de certaines compétences en coulisses.

Le clavier Azerty

On va utiliser un clavier Azerty "classique" pour assurer une transcription des propos ou des contenus. On tape au minimum 100 mots par minute et on assure une reformulation de l'oral vers l'écrit.

C'est ma technique préférée pour assurer une synthétisation en langage clair. Il ne s'agit pas de FALC (facile à lire et à comprendre) ou de simplification des propos, mais d'assurer une lecture fluide et confortable en enlevant les "euh", hésitations et mots parasites et en respectant un temps d'affichage des sous-titres suffisants (les fameux caractères par seconde, que l'on utilise aussi en sous-titrage vidéo en différé !).

Même si taper pendant un certain temps est difficile, ça reste ma méthode préférée car elle me permet une certaine flexibilité. Je peux me déplacer partout, avec mon ordinateur, sans besoin d'installations conséquentes ou de logiciels spécifiques, je peux taper sur n'importe quel outil interne d'entreprise ou open source pour garantir une sécurité des données quand il faut. Les clients reçoivent ensuite un fichier qui reprend les propos tenus pendant leur événement.

C'est aussi confortable de pouvoir m'appuyer sur mes raccourcis clavier, mes expériences et ma compréhension plutôt que la compréhension d'une intelligence artificielle souvent faussée que j'aurai à corriger en direct, ce qui, pour avoir testé, augmente de manière significative mon stress et donc impacte négativement ma performance.

Lors des Assises de l’accessibilité 2024 à la CCI Paris, dans une salle comble, le public écoute attentivement Ryadh Sallem, regarde l’interprète LSF ou le sous-titrage en direct sur un grand écran. Cachée sur le côté derrière mon ordinateur, je retranscris ce qui est dit.

La vélotypie

Cette technique est tellement connue qu’on nomme parfois "vélotypie" le service de sous-titrage en direct.

C'est aussi la technique qui a été utilisée pour transcrire en temps réel les allocutions du président lors de la crise du Covid.

C'est en fait ni plus ni moins qu'une technique utilisée pour produire un sous-titrage en direct qui utilise une machine que l'on appelle un Velotype, un clavier avec moins de touches qu'un clavier Azerty, développé dans les années 1930 par la société néerlandaise du même nom.

Sur ce clavier, on écrit plutôt par syllabe que par lettres. Il s'agit de former des accords de lettres pour former une syllabe qui sera reconnue par un logiciel informatique qui analyse ce qu'écrit la vélotypiste et affiche le résultat final.

Ce clavier permet d'écrire plus rapidement qu'un clavier classique quand on a peu l'habitude, mais la dépendance au logiciel fait que certains mots apparaissent parfois mais n'ont rien à voir avec ce qui est dit. C'est peut-être ce que vous avez remarqué lors des allocutions présidentielles.

C'est pour cela que le Velotype n'a pas été mon choix, car il est plus rapide pour moi (et moins stressant) de corriger des petites fautes de frappe sur un clavier classique que des mots entiers. C'est aussi plus agréable pour les spectateurs et spectatrices que de devoir attendre que la personne corrige le mot pour afficher le bon. Souvent, les personnes remarquent moins les fautes de frappe que des mots complets erronés, c’est en tout cas le retour que j’ai eu après la plupart de mes prestations.

La reconnaissance vocale

Cette technique utilise également un logiciel informatique, puisque l'on va utiliser des logiciels de speech-to-text.

Si vous avez déjà testé des logiciels de retranscription de la parole, vous avez peut-être remarqué qu'il fallait parler plutôt lentement, distinctement et de manière claire et fluide pour que le logiciel capte fidèlement toutes vos paroles.

Ce qui n'est, d'expérience, jamais le cas à 100 % lors d'un événement public, même lorsque les intervenants sont des orateurs professionnels.

C'est pour cela qu'avec cette technique, une personne va reformuler à l'oral plus lentement, plus distinctement et avec des informations supplémentaires (les pluriels par exemple) ce qui est dit par les intervenants pour que le logiciel de speech-to-text retranscrive plus fidèlement les propos. Cette personne va aussi en même temps, en direct, corriger les fautes du logiciel et restructurer les phrases car même avec la meilleure élocution du monde, le logiciel fait souvent des erreurs.

Attention à ne pas confondre cette technique avec la correction de l'intelligence artificielle qui va afficher tel quel ce qu'elle discerne des propos des intervenants, puis quelqu'un va venir corriger derrière. Cette méthode-là est très peu recommandée et décriée par les personnes concernées car des propos trop souvent inexacts apparaissent et lorsque quelqu'un corrige, on assiste à de fréquents retours en arrière très perturbants.

La technique du perroquet (ou respeaking)

C'est une technique très utilisée pour traduire en direct des interventions. Le "perroquet" est en fait un interprète, qui va écouter les prises de parole et les interpréter dans une autre langue en direct.

La sous-titreuse en direct va alors écouter sa traduction et la retranscrire. Ainsi, ce qui apparaît à l'écran est la traduction de ce qui est dit dans une autre langue.

Cette technique peut aussi être utilisée pour le sous-titrage unilingue, elle l'est notamment beaucoup à la télévision pour sous-titrer les émissions en direct.

Ma collègue Lucie Defleur et moi en plein sous-titrage d’un événement. En salle de régie, nous avions le retour image et son via un casque et un écran. Ce que l’on tape à l’ordinateur a été retransmis dans la salle de conférence.

A distance ou en présentiel ?

Tout va dépendre de la méthode utilisée et de l'installation proposée par le client.

Evidemment, si l'événement est 100 % en distanciel, les sous-titreuses en direct le seront aussi. Mais si l'événement est en présentiel, pour que l'on puisse travailler à distance, il faut que notre accès au son soit optimal.

A vrai dire, j'accepte rarement les demandes en distanciel pour des événements en présentiel car nous sommes jamais à l'abri d'une panne technique dont les personnes entendantes ne se rendront peut-être pas compte tout de suite. Ce sont alors les personnes sourdes et malentendantes qui sont désavantagées car le temps de régler le problème, il y aura peut-être un bout de temps qui n'aura pas été sous-titré.

Quand je suis sur place et à portée de son des intervenants, je peux entendre quoi qu'il arrive et également intervenir immédiatement s'il y a par exemple un problème d'affichage.

Pour des gros événements, j’interviens également en régie puisque le retour son est dans ce cas-là de qualité et que je peux m’appuyer sur les régisseurs pour produire un affichage des sous-titres optimal.

Quels pré-requis pour devenir sous-titreur en direct ?

Quelle que soit la technique que l'on utilise pour sous-titrer en direct, retranscrire en temps réel avec précision demande une grande capacité de concentration sur une longue période, une connaissance de nos langues de travail précise, ainsi qu'un travail en amont de préparation sur les noms propres et les termes techniques qui seront utilisés.

Une grande partie de la qualité du sous-titrage en direct est aussi liée à un certain nombre de facteurs qui sont le plus souvent indépendants de la volonté des sous-titreurs.

la préparation client

On demande toujours à ce que le client nous envoie des documents préparatoires avec au minimum les noms des intervenants ou des entreprises qui vont être cités par exemple.

Le mieux est toujours d'envoyer tous les documents dont vous disposez, même les documents provisoires : brouillons de discours, planning même s'il est amené à changer etc. pour limiter les fautes et temps de latence.

L’affichage du sous-titrage dans la salle en elle-même doit être aussi pensé, ainsi qu’un endroit où installer les sous-titreuses si elles sont en présentiel.

Lors du Tech F’Est, je suis installée dans un amphi au premier rang pour bien entendre les intervenants sur ma gauche. Je tape à l’ordinateur et mon texte s’affiche sur un grand écran en face de moi.

L’installation

On doit pouvoir bien entendre ce que disent les intervenants, soit via un retour son en régie, un micro dans la salle ou simplement en se plaçant près des intervenants.

Le son est très souvent une problématique lors des événements. Les sous-titreuses doivent pouvoir entendre exactement tout ce qui se dit pour pouvoir le retranscrire, même les interventions dans le public, les questions, les annonces faites parfois à la volée sans micro...

L’intervention

Quand on sous-titre depuis longtemps, on s’habitue aux différents types d’élocution et tics de langage que peuvent avoir les intervenants. Même si on ne demande pas une élocution parfaite, ce qui est impossible, on remarque souvent que lorsque les intervenants ont pleinement conscience qu’ils sont sous-titrés, ils font des efforts qui nous aident de manière significative :

  • Ne pas parler trop vite
  • Parler d’une voix claire et posée
  • Articuler son propos de manière précise sans passer d’un sujet à un autre sans lien (ou passer du coq à l’âne, dit plus familièrement)
  • Ne pas changer de sujet à la dernière minute (notamment dans le cadre d’interventions techniques)

Si l’une de ces conditions n’est pas réunie, nous allons nous adapter mais la qualité du sous-titrage risque d’en pâtir en plus de dégrader nos conditions de travail.

Pourquoi ? La réponse se trouve dans les résultats de recherche fascinants menée par le LTA, un consortium international de sous-titreurs en direct. Pour eux, le sous-titrage en direct implique un entraînement cognitif de notre cerveau car normalement, il ne peut faire qu’une action non-automatique à la fois.

Par exemple, on peut respirer et lire un livre, mais on ne peut “naturellement” pas lire deux livres à la fois.

Mais pour le sous-titrage en direct, il faut être capable de faire quatre actions non-automatiques à la fois :

  • Ecouter les intervenants et comprendre ce qu’ils disent, c’est-à-dire transformer le son en sens
  • Retenir à court-terme ce qui vient d’être dit pour pouvoir transformer ce sens en écrit
  • Produire les sous-titres, c’est-à-dire être capable d’écrire des phrases cohérentes, sensées et qui reprennent le propos de l’intervenant de manière exacte
  • Coordonner ces trois actions pour que l’une n’empiète pas sur l’autre

Faire ces quatre actions en même temps demande une bonne capacité de traitement de base, qui sera nettement supérieure si l’on est impacté par l’un des soucis dont j’ai parlés plus tôt.

Vous pouvez lire sur ce lien toutes les trouvailles et recommandations de ce consortium, mais ces ressources sont rédigées en anglais et plutôt destinées aux professionnels du sous-titrage en direct.

Accéder au site du LTA

Cas concrets

Comme on ne voit pas encore tous les jours de sous-titrage en direct à proprement parler, voici deux cas concrets tirés de ma propre expérience pour y voir plus clair.

Conférence en présentiel

Une équipe de leboncoin tech a fait appel à moi pour sous-titrer en direct une conférence "Changer les codes : Devenir allié·e pour plus d’inclusivité en entreprise" dans le cadre de leur série de conférences "Changer les codes". Cette conférence avait lieu en présentiel dans les locaux de leboncoin à Paris.

Cette conférence passionnante comptait deux animatrices et six intervenants et intervenantes.

Je me suis rendu sur place pour sous-titrer sur place.

Afin qu'à la fois les intervenants et le public aient accès aux sous-titres en direct, plusieurs écrans ont été installés : deux côté public et deux sur la scène.

Les spectateurs et intervenants pouvaient également avoir accès aux sous-titres sur leur téléphone personnel grâce à un lien de partage de mon texte pendant que je l'écrivais en direct.

Faire appel à du sous-titrage en direct professionnel a permis de montrer l'engagement de leboncoin pour plus d'inclusion et aux personnes qui en avaient besoin de suivre de manière fluide les interventions et conversations qui se sont enchaînées pendant une heure et demie.

Dans une salle bondée, je sous-titre en direct sur mon ordinateur. Mon sous-titrage s’affiche sur plusieurs écrans.

Et côté client ? Voici le témoignage d'Ines Donikian, co-organisatrice de "Changer les codes" chez leboncoin.

“L'accessibilité de notre table ronde était un sujet qui nous tenait particulièrement à coeur. La rencontre avec Céline a été décisive : elle a su démystifier le sujet et nous guider pas à pas, transformant ce projet intimidant en une démarche claire et sereine.

Elle a transformé ce qui nous semblait être un défi complexe en un processus fluide et maîtrisé. Céline nous a accompagnés à chaque étape :

- En amont, elle a démystifié le sujet avec une patience et une pédagogie rares, nous conseillant jusqu'à la meilleure façon de placer les écrans pour que personne ne se sente exclu.

- Pendant l'événement : Sa prestation de sous-titrage en direct a tout simplement bluffé l'audience. De nombreux participants nous ont fait part de leur satisfaction, l'un d'eux qualifiant le sous-titrage d'« incroyable ».

- Après l'événement, elle a bouclé la boucle avec le sous-titrage de la vidéo, alliant une nouvelle fois rapidité et qualité. Elle a encore une fois pris le temps de partager son savoir en nous expliquant les normes utilisées.

Au-delà de son expertise technique irréprochable, la dimension humaine, la rigueur et la bienveillance de Céline ont été un facteur de réussite de notre événement. C'est une de ces rencontres professionnelles qui marquent. Si vous voulez que votre événement soit véritablement accessible, avec cœur et intelligence, foncez. Encore mille mercis à toi, Céline !

La page de l'événement

Conférence en ligne

Le Composiday était une journée de conférences entièrement en ligne organisée par l'association Compositech, qui milite pour l'inclusion des femmes et des personnes non-binaires dans la tech.

Les organisatrices de l'événement ont eu à coeur de le rendre accessible en faisant appel à moi ainsi qu'à ma collègue Lucie Defleur pour sous-titrer toute la journée de conférences et de tables rondes.

Les personnes qui avaient besoin du sous-titrage avaient accès à un fichier partagé sur lequel s'affichait la transcription en temps réel.

Voici un retour d'expérience d'Emmanuelle Aboaf, développeuse sourde qui a assisté à l’événement sur LinkedIn :

Hier, Composiday (organisé par Compositech) a été accessible via la transcription en temps réel réalisée par des professionnelles Céline Ripolles et Lucie Defleur. A l’origine, c’était pour que les personnes sourdes et malentendantes (dont moi) puissent suivre l’événement. Et vous savez quoi ? Environ 25 personnes l’ont utilisé pleinement qu’elles aient un handicap ou non. C’est le truc qui a été LE plus utile ! Quand on met l’accessibilité pensée pour les personnes handicapées, cela profite aux autres. Je le dis depuis des années, et en voyant ça hier en temps réel, je me suis dit ENFIN.

Toute la journée, je regardais les conférences, le chat et la transcription en direct pendant que je travaillais. Je peux vous dire que la transcription a été gérée de ouf par Céline et Lucie toute la journée, et c’était de qualité ! Ça m’a bien aidé et ça a servi à d’autres personnes non sourdes.

Merci à Magali Milbergue et à Marine Gandy pour les conférences de QUALITAY avec des orateurices rémunérées. Merci d’avoir mis en place la transcription. Merci à Céline et Lucie qui ont très bien sous-titré l’événement, ce n’était pas évident et elles ont relevé le défi avec brio.

Emmanuelle a mis en illustration de son post une capture de son écran avec le sous-titrage en direct ainsi que la fenêtre de l’événement en ligne.

Et côté client ? Voici le témoignage de Magali Milbergue, co-fondatrice de Compositech.

“Nous avons sollicité Céline pour le sous-titrage de notre journée de conférences en ligne le Composiday. C'était très important pour notre association, Compositech, que la journée soit intégralement sous-titrée avec des sous-titres de qualité. Tout le monde a été ravi du travail de Céline. Les sous-titres étaient excellents et ont servi autant à tout un tas de personnes aux profils très divers. Nous sommes ravies de la prestation de Céline et avons déjà prévu de continuer de la solliciter à chaque évènement organisé par notre association. Nous recommandons chaleureusement.”

Si vous voulez regarder les conférences en replay de cet événement exceptionnel, les vidéos ont été mises en ligne. Avec mon équipe composée de certaines de mes anciennes élèves à ma formation au sous-titrage (Manon Renaud, Julie Klène, Line Ogouz et Sophie Hoceini), nous avons sous-titré les vidéos.

Vous pouvez y accéder via ce bouton.

La chaîne YouTube de Compositech

Conclusion

Je ne vous ai mis ici que deux exemples pour que cette newsletter ne soit pas trop longue mais les possibilités sont infinies ! J'ai également eu la chance de sous-titrer des émissions de radio, des discours, des réunions et séminaires, surtitrer des pièces de théâtre...

Tant qu'il y a du son, on peut le sous-titrer 😉

Vous pourrez voir plus d'exemples sur cette page :

Prestations de sous-titrage en direct

Je tiens à exprimer ici toute ma reconnaissance envers la communauté sourde qui me permet de vivre des moments exceptionnels à ses côtés et qui me soutient de manière indéfectible, en particulier Wahiba, Emmanuelle, Arnaud, Joan, Vincent, Thanh, Shirley, David, Maude, Céline et tant d'autres que je rencontre ou avec qui je communique par message.

Merci également à vous toutes et tous client et clientes qui vous battez au sein de vos organisations, écosystèmes et environnements pour faire advenir un monde plus accessible. J'apprends à vos côtés tous les jours et je suis très admirative.

Le sous-titrage en direct est difficile, mais c'est toujours un honneur et un privilège de pénétrer dans de nouveaux mondes et de se sentir utile. Merci de m'ouvrir vos portes et de m'accorder votre confiance.

Pas de commentaire encore
Recherche